https://www.cafe-eco.fr/

https://www.cafe-eco.fr/ - L'industrie automobile, par Patrice Ratti (24 mars 2020)

L'industrie automobile, par Patrice Ratti (24 mars 2020)


 

 

Conférence reportée

(épidémie de coronavirus)

 

Mardi 24 mars 2020, le matin de 7 h 45 à 10 h, 

à la Maison de l'outil et de la pensée ouvrière

(7, rue de la Trinité à Troyes)

 

L'industrie automobile : l'heure des choix

Y aura-t-il encore du plaisir automobile? 

par Patrice Ratti 

 Pour s'inscrire, cliquer ici.

L’automobile a fait des progrès considérables ces dernières années, par exemple pour la sécurité, le confort, l’économie de carburant, la réduction des pollutions.

Aujourd’hui, elle doit satisfaire à des réglementations nouvelles. Celles-ci portent sur des normes et des taxes. Elles ont notamment pour but la lutte contre le réchauffement climatique et la diminution de la pollution de l’air dans les villes. 

L’industrie automobile est donc confrontée à des changements technologiques très lourds. La voiture véritablement autonome n’est sans doute pas pour un futur proche, mais l’équipement numérique et la traction électrique progressent rapidement.

L’industrie automobile doit aussi prendre en considération les changements du rapport que nos concitoyens ont à l’automobile et l’évolution de la consommation.

Dans ce contexte, de nombreuses questions se posent aujourd’hui, à la fois économiques, sociales et environnementales. Etant donné l’importance de l’automobile dans notre vie quotidienne et dans l’économie européenne, il est indispensable de bien comprendre les problématiques afin de définir les meilleures solutions.

Le Café-éco a invité Patrice Ratti pour en parler. Il a une expérience très diversifiée de l’industrie automobile (ingénierie, compétition, commerce, direction générale de projets et de filiales étrangères) et a été directeur général de Renault Sport Cars de 2011 à cette année.

Dans le but d’ancrer son propos dans le concret, il débutera sa conférence par une description de cette entreprise, responsable de la gamme sportive de Renault (Megane RS notamment, élue en 2019 sportive de l’année par Top Gear, Argus et Echappement), qui permet de tester certaines nouvelles technologies et de célébrer le plaisir de conduire. L’une des questions, cruciales pour l’avenir de l’industrie, est justement de savoir si le plaisir sera encore compatible avec l’évolution technologique. Café-éco

 

 

 

 

Patrice Ratti vient de quitter son poste de Directeur Général de la Division Renault Sport Cars composée de deux filiales de Renault : 

-       Renault Sport Cars, dont il était président, qui conçoit tous les véhicules sportifs de Renault et commercialise la gamme Renault Sport (comme la Megane RS qui a reçu de nombreux prix de voiture sportive de l’année de magazines comme Top Gear, Evo, Echappement, Argus, What Car), 

-       et Renault Tech, carrossier qui conçoit et commercialise les transformations de véhicules Renault.

 Passionné d’automobile et ingénieur de formation (ENSTA- Paris Tech et STANFORD UNIVERSITY) il a effectué toute sa carrière dans l’automobile, occupant des fonctions très diversifiées dans cinq pays. 

 Il commence sa carrière aux Etats-Unis d’Amérique chez EATON, équipementier automobile, puis, après deux ans à la SERA-CD, petite société spécialisée dans la compétition automobile, il intègre l’équipe Renault de Formule 1 en 1981 pour développer les calculs puis les essais avant d’être « Chief Race Engineer », responsable technique sur la piste. 

 En 1986 il est nommé architecte de la RENAULT SAFRANE (responsable du packaging et de l’ingénierie du soubassement). Après un MBA à l’INSEAD il prend en 1993 la direction de projet du RENAULT ESPACE en coopération avec MATRA Automobiles.

 En 1998 il coordonne les études de synergie avec Nissan et prend la responsabilité du projet de retour de Renault au Mexique qui devient la première réalisation de l’Alliance Renault Nissan ; il est nommé en 1999 directeur du Territoire Amérique Latine Nord et il crée Renault Mexico dont il prend la direction générale. 

 De 2003 à 2005 il est directeur général de Renault Nissan Portugal, puis de 2006 à 2008, directeur de Programme du haut de gamme de Renault et de Renault Samsung et de 2008 à 2010 P-DG de Renault Maroc.

 

Pour s'inscrire, cliquer ici

 

La page « Filière automobile française : des défis à relever » du site economie.gouv.fr décrit comme suit le « poids lourd » industriel que représente la filière automobile.

La « filière automobile » rassemble les constructeurs automobiles implantés sur le territoire, les équipementiers et fournisseurs, ainsi que de nombreux sous-traitants appartenant à des secteurs très divers (mécanique, plasturgie, emboutissage, fonderie, électronique, etc.). 

Elle comprend également les constructeurs de véhicules poids lourds, bus et autocars, ainsi que les carrossiers. Ce volet amont de la filière comprend près de 4 000 entreprises industrielles et emploie 400 000 salariés en France. Il représente un chiffre d’affaires de 155 milliards d’euros et un volume d’exportation de 49 milliards d’euros.

Il s’agit de la filière qui dépose le plus de brevets ; elle investit plus de 6 milliards d’euros par an en R&D. 

Le volet aval de la filière comprend les entreprises de service, qui représentent un écosystème d’ETI, de PME et de TPE particulièrement dense. Ce secteur se structure autour de cinq principaux pôles métiers : la distribution (véhicules et carburants), la maintenance automobile, les services aux automobilistes, l’éducation à la route et le recyclage. Il représente 139 000 entreprises, et plus de 400 000 salariés. 

Enfin, la filière comprend également de nombreux acteurs de la R&D, notamment les pôles de compétitivité et les grands organismes de la recherche publique (IFP EN, IFSTTAR, CEA, universités). Café-éco